Depuis plusieurs mois, l’industrie québécoise des textiles techniques fait face à un contexte commercial particulièrement incertain. Les récentes annonces tarifaires américaines ajoutent une pression supplémentaire sur des entreprises qui ont déjà investi massivement pour diversifier leurs marchés, améliorer leur productivité et renforcer leur compétitivité.
Dans ce contexte, nous tenons d’abord à souligner le travail remarquable réalisé par mmode et l’Association de l’industrie textile canadienne (AITC). Leur mobilisation et leur leadership contribuent à défendre les intérêts de l’ensemble de l’industrie textile québécoise et à faire entendre la voix des entreprises auprès des décideurs.
Chez TechniTextile Québec, nous partageons pleinement cette volonté d’agir. De plus, nous croyons qu’il est tout aussi important de mettre l’accent sur les solutions qui sont disponibles ici, au Québec, et sur lesquelles nous avons un réel pouvoir d’action. Dans une période marquée par l’incertitude, les entreprises ont besoin de mesures concrètes, rapides et adaptées à leur réalité.
C’est dans cet esprit que nous avons récemment transmis au gouvernement du Québec deux propositions visant à renforcer l’accès des entreprises québécoises aux marchés publics et municipaux. Ces démarches demandent notamment une augmentation de la marge préférentielle accordée aux produits québécois dans le cadre de la Loi sur les contrats des organismes publics (LCOP) et de la Loi sur les contrats des organismes municipaux (LCOM). L’objectif est simple : permettre aux donneurs d’ordres publics de mieux tenir compte des retombées économiques générées par les entreprises d’ici lorsqu’ils effectuent leurs achats.
Ces demandes ne reposent pas sur des perceptions ou des hypothèses. Elles s’appuient sur des travaux de recherche et des analyses économiques réalisés au bénéfice du secteur. Une étude menée en 2022 par TechniTextile Québec et mmode démontrait notamment qu’une prime pouvant atteindre 23 % pouvait être accordée à un produit local tout en maintenant un coût net équivalent pour les gouvernements lorsque les retombées fiscales sont prises en considération.
Nous souhaitons également remercier le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie ainsi que les nombreuses entreprises qui ont contribué financièrement à la réalisation de ces études sectorielles. Leur soutien permet de documenter la réalité du secteur, de quantifier son impact économique et de formuler des recommandations crédibles auprès des décideurs.
C’est précisément dans des périodes comme celle que nous traversons actuellement que la valeur de ces travaux prend tout son sens. Les données, les études et la mobilisation des industriels deviennent des outils essentiels pour défendre les intérêts du secteur et proposer des solutions concrètes. Ensemble, nous continuerons à faire valoir l’importance stratégique des textiles techniques pour l’économie québécoise, ses emplois et sa capacité d’innovation.
Pour lire les lettres envoyées au ministère des Affaires Municipales et de l'Habitation (MAMH) ainsi qu'au Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) cliquez ici:
